Vivre seule et (pourtant) heureuse
Bonjour à tous ! Aujourd'hui, je vous donne rendez-vous pour un article un peu particulier. L'envie me dévorait de partager avec vous quelque chose de personnel et qui change de ce que vous pouvez avoir l'habitude de lire sur mon blog. Il s'agit d'un billet d'humeur (le premier) dans lequel je me livre mais pas simplement. Un échange aussi sur le bonheur d'être seule en amour.
Accepter d'être seule en amour
Pour beaucoup d'entre nous, être seule en amour peut être une source d'angoisse, une peur, un synonyme de solitude. En résumé, un état incompatible avec l'idée que nous pouvons avoir du bonheur. Il peut réanimer des peines et provoquer de la tristesse. Pendant longtemps et dès le plus jeune âge, l'idée d'être en couple était associée au bonheur. Avec l'évolution des schémas familiaux cette idée a peut être reculée mais cette association est encore très présente aujourd'hui. Les magazines sur le sujet donnent tout un tas de conseils pour sortir du célibat, comme si il fallait le fuir comme la peste. Enfant, je répondais à la question "quelle est ta plus grande peur dans la vie ?" par la phrase "finir seule, sans mari et ne pas avoir d'enfants".
Pourtant, de plus en plus de personnes sont amenées par choix ou non à vivre seules. Sont-elles forcément malheureuses ? Je ne pense pas. Le bonheur est un état qu'il est possible d'atteindre par une multitude de chemins différents. Il ne se limite pas à être avec quelqu'un. D'ailleurs, une personne en couple peut être très malheureuse.
Du moins, c'est le constat que j'ai pu faire ces dernières années. Je faisais parti de ces femmes qui ont toujours pensé qu'il "fallait être en couple" pour être heureuse. Je vivais très mal le célibat. Et la plupart du temps avec l'optique de me "recaser au plus vite". Avec le recul, du temps et des questionnements sur moi-même, je me suis rendue compte que cette idée formalisée dans ma tête était fausse. Et j'ai commencé à remettre en doute ce schéma. Bien que certaines histoires d'amour m'aient rendu heureuse ou non, j'ai accepté l'idée de pouvoir être heureuse seule et je l’expérimente à chaque moment. Les hommes ne sont plus source de préoccupations.
S'écouter davantage, être actif et avoir une vie sociale
Aujourd'hui, je me sens même mieux seule que avec quelqu'un, peut être parce que je n'ai pas trouvé la bonne personne me direz-vous. Mais je pense surtout que je prends le temps de me construire et de vivre seule. Je réapprends à me connaître, à explorer, à oser et à m'impliquer dans les choses que j'aime. Ces expériences que je vis me nourrissent et me font avancer. J'ai des amis en or qui sont très présents dans ma vie et je leur accorde du temps. Pour certains, je les découvre, pour d'autres, je réapprends à les connaître.
Quand quelqu'un me demande "mais tu ne sors avec personne ?", je réponds tout simplement que "je me sens bien mieux seule et que je ne cherche personne". Pour le moment, je n'ai plus ce "besoin" d'être avec quelqu'un. Ce n'est pas toujours facile à faire comprendre. Certaines personnes se sentent très dépendantes de l'idée d'avoir un partenaire mais ce n'est plus mon cas. Et même dans une vision plus globale de l'idéal de vie que je souhaite accomplir, "finir seule" est une option envisageable pour moi.
Je me sens tout simplement inconditionnellement libre et heureuse. Si un jour je souhaite de nouveau être avec quelqu'un, j'aurai d'abord appris à être heureuse seule et à avoir du recul. Pour le moment, j'ai encore besoin de vivre pour moi, de continuer à me découvrir et à avancer sur le chemin de l’émancipation.
Et vous, pensez-vous que le bonheur est forcément associé à l'idée d'être avec quelqu'un ?
Pourquoi ?
